AG le 15 janvier 2011 à Louviers (France)



PRÉSENTATION DE TIMIA


Vue panoramique de Timia
(Photo Marc Brasseur)

Sur la route de Timia

Timia, village coincé au fond de l'Aïr, à la lisière du Sahara et à des milliers de Kilomètres de la France. Il faut dire que Timia fait tourner la tête à tous ceux et celles qui y mettent les pieds. Les adhèrents qui s'y sont rendus sont encore sous le charme. Timia figure dans presque tous les circuits touristiques proposés à partir d'Agadez.
Timia se mérite car, pour y arriver, il faut traverser des endroits très arides, très durs, sur une piste terriblement précaire. Pour peu que le véhicule le soit aussi, c'est la catastrophe. Mais ça vaut la peine.

Une vraie Oasis de contes...

Parce que Timia, c'est une vraie oasis de contes au coeur du massif de l'Aïr, c'est un jardin en plein milieu de montagnes et plateaux rocailleux et désertiques, c'est un havre d'humanité dans un environnement hyper hostile, c'est un berceau de touaregs (de la tribu Kel Ewey, Touareg de l'Aïr) qui, malgré la rudesse du milieu, n' offrent que sourires et gentillesse, ce sont des dizaines de gamins qui jouent dans le Kori (le lit de la rivière qui ne coule que quelques heures par an et encore pas tous les ans), ce sont des habitants qui vous saluent d'un sourire aussi chaud que leur soleil, ce sont des visages éclairés d'une joie de vivre naturelle, c'est aussi une réelle harmonie de couleurs, d'architecture et de paysages inoubliables. Timia c'est une porte ouverte sur le rêve.

 

L'envers du décor

Mais ce petit paradis qui ouvre sur un imaginaire de voyage, de désert, et d'hommes bleus, ne peut faire oublier la dure réalité de ses habitants qui peut parfois tourner au cauchemar. En effet, là-bas, pas d'électricité (à part quelques groupes électrogènes et panneaux solaires pour les plus chanceux) ni d'eau courante. Pas de médecin (au dispensaire un infirmier majeur assure les consultations et une sage femme les accouchements) ni d'hôpital à moins de 200 Km soit une journée entière de piste en ambulance (quand elle n'est pas en panne ou utilisée à autre chose). Pas de place à l'école pour tout le monde (40 à 50% des enfants sont scolarisés dans 2 écoles, une de 2 classes et une autre de 6 classes) mais beaucoup de travail pour les enfants (corvée d'eau, de bois, de gardes des troupeaux…) ni de jouets bien sûr. Pas de baskets de marque mais des tongs en plastique, pas de piscines mais de rares flaques d'eau boueuses dans lesquelles il est fréquent d'attraper la bilharziose*.
Pas de meubles dans les maisons (tout se fait au sol) à peine quelques matelas et bancs chez les plus équipés, pas de toilettes ni salles de bain même si de plus en plus de maisons comptent des latrines et une " douche " (simple pièce fermée ou l'on se lave dans une bassine d'eau tirée au puits), pas de magasins mais une quinzaine de boutiques dans lesquelles on trouve juste le minimum (encore faut-il avoir de quoi le payer) mil, dattes, allumettes, piles, tissus, fil, tongs plastique, bols pour faire la cuisine, pas de ramassage des ordures, pas d'état civil donc pas d'identité, pas de contraception vraiment suivie…..

* Maladie propagée par un vers (bilharzie). Elle parasite le système veineux et provoque de graves maladies des reins, du foie et des intestins.

 

Echange de savoir

Le déséquilibre béant entre nos deux mondes est injuste et insupportable. Les habitants de Timia ont beaucoup de choses à nous apporter, à nous faire découvrir. Nous pouvons très certainement les accompagner dans leur phase actuelle de décentralisation en particulier dans la réalisation des infrastructures publiques comme nous l'avons fait depuis 1997 avec la mise en place de micro-projets, ce qui leur soulage la vie au quotidien.

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